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Les meilleures et les pires séries de 2025 selon la rédaction

Avec 1201 heures de séries visionnées en 2025 (à la louche, à 10 minutes près), il est l’heure pour la rédaction de vous rendre son bilan des meilleurs et des pires séries de l’année. Spoiler : il n’y aura pas Butterfly.

Ce qu’il y a de bien avec l’abondance des plateformes de streaming, c’est que pour renforcer les catalogues, on a eu des séries produites en série (on anticipe les commentaires, la redondance est volontaire. Cette rime aussi). Alors à l’heure de se pencher sur ce qui nous aura marqués cette année, ce n’est pas le choix qui manque. Cette ultime liste de nos meilleures et pires séries de 2025 se devant d’être la plus objective possible, on a fait l’impasse sur quelques sensibilités au sein de la rédaction. Vous n’y trouverez donc pas de Nero (alors que Pio Marmaï), pas de Last Samurai Standing (alors que baston), pas de MobLand (alors que Tom Hardy), pas de Severance saison 2 (alors qu’elle aurait pu) et, bien sûr, pas de Stranger Things saison 5, parce que la décision finale appartenait à votre serviteur. Et toc !

Bref 2 (Disney+) – la meilleure crise existentielle

Kyan Khojandi avait tout à perdre à relancer son programme culte Bref. Nouvelle plateforme de diffusion, nouveau format (6 épisodes de 30 minutes) et un public qui a lui aussi pris de l’âge. Pourtant, Bref 2 a prouvé que la crise existentielle avait gagné des rides et de la profondeur.

Cette seconde fournée est non seulement toujours aussi drôle, mais elle est également plus que jamais pertinente dans sa façon de dresser une sorte de miroir nécessaire. Les personnages ont évolué, les problèmes aussi, et le JE est plus que jamais un NOUS. Un rire qui sait faire réfléchir est forcément une réussite.

Une série à voir pour se remettre en question. La critique.

Ironheart (Disney+) – le Marvel déjà oublié

Ironheart a connu une production difficile avec bien des réécritures, des changements de ton, des retours en plateau… et elle est surtout une série héritière de l’ancienne direction prise par les patrons de Marvel, avant la refonte via Marvel Television. Bref, un show du passé qui débarque sur Disney+ parce qu’il fallait bien la sortir un jour. Ce qui explique qu’elle n’ait pas connu une campagne promotionnelle très poussée.

Ce qui devait arriver arriva et Ironheart a connu une certaine indifférence, tel un produit du MCU dont on pouvait largement se passer, y compris dans la chronologie générale. Au visionnage, la série ne se montre pas plus mémorable avec tous les défauts du genre et une écriture qui ne sait pas dans quelle direction aller. On est loin de Daredevil : Born Again.

Une série à voir pour être le seul à l’avoir vue. La critique.

Astérix et le combat des chefs (Netflix) – la potion magique d’Alain Chabat

Le papa de Mission Cléopâtre de retour aux commandes d’un Astérix, c’est déjà un événement en soi. Alain Chabat montre qu’il détient toujours les secrets de la potion magique en signant une série d’animation, bijou d’humour et de tendresse envers les personnages.

Références à la pop culture, à l’actualité, aux aventures du Gaulois… Astérix et le combat des chefs est d’une générosité dingue, sans pour autant sombrer dans la surenchère gratuite. Le rendu visuel est particulièrement adapté à l’univers, tout en rondeur, tout en jouant sur l’aspect BD. Seule ombre au tableau : le choix du casting vocal, pas toujours pertinent.

Une série à voir pour savoir ce qu’est une bonne adaptation d’Astérix. La critique.

The Witcher saison 4 – la série que Netflix essaye d’enterrer

Pauvre Liam Hemsworth. Il a beau faire de son mieux, difficile de rentrer dans le costume trop grand laissé par Henry Cavill. Seule la curiosité de voir la série se dépatouiller avec ce problème nous a poussés à lancer cette saison 4 de The Witcher. Et nous n’étions pas nombreux.

Alors que le show est prévu pour s’achever avec sa cinquième saison, cette quatrième salve continue à taper dans le mur de l’impossible adaptation (ou plutôt la mauvaise adaptation), malgré l’accélération des événements. On se désintéresse des protagonistes d’épisode en épisode, jusqu’à parvenir à un film tourné en toute discrétion. À ce rythme, nous ne serons qu’une poignée à assister au grand final.

Une série à voir pour ne pas avoir subi trois saisons pour rien. La critique.

The Pitt (HBO Max) – à voir de toute urgence

The Pitt n’est pas vraiment le genre de série que nous traitons habituellement dans nos pages. Néanmoins, on ne se voyait pas l’esquiver au moment d’établir la liste des meilleures séries de 2025, tant elle peut largement s’inscrire sur le podium, et pas troisième.

En choisissant de retranscrire quasiment en temps réel une journée aux urgences d’un hôpital de Pittsburgh (un épisode équivaut à une heure) avec un réalisme documenté (du moins sur les actes médicaux), The Pitt est d’une efficacité incroyable. En mêlant habilement l’ordinaire et l’extraordinaire, le drame, l’émotion et les touches de respiration humoristique, sans tomber dans le soap des séries médicales, le show devient rapidement une addiction, voire un incontournable.

Une série à voir aussi pour Noah Wyle.

Dragon Ball Daima (Crunchyroll / Netflix) – l’insulte faite aux fans

La licence du regretté Toriyama continue de faire battre les cœurs et les productions associées de provoquer des crises cardiaques. Après le très, très controversé Dragon Ball Super, Dragon Ball Daima tentait une nouvelle approche, censée plus fidèle à l’esprit des débuts.

Et tout commençait pas trop mal, avec une animation au rendez-vous et des corrections appréciables aux errances récentes. Sauf qu’on a rapidement déchanté face à l’empilement de choix scénaristiques absurdes et incohérents avec l’univers d’origine. Plus que jamais, l’esprit initial de Dragon Ball semble un objectif inatteignable pour des ayants droit n’ayant que l’aspect économique en tête. Le chemin du serpent est encore long pour sauver la licence.

Une série à voir pour pouvoir dire que c’était mieux avant. La critique.

The Studio (Apple TV) – la comédie 100% hollywoodienne

The Studio est encore un bel exemple d’excellence que 2025 nous aura offert niveau série. Seth Rogen, Evan Goldberg, Alex Gregory, Peter Huyck et Frida Perez nous livrent un portrait d’Hollywood à la fois hilarant, cynique et tendre. Rogen incarne un nouveau patron de studio rêvant de faire ce qu’il considère comme du vrai cinéma, mais bientôt confronté à la réalité économique du milieu, aux egos de chacun, et à sa propre incompétence.

Que ce soit en matière de réalisation, d’écriture, ou du nombre hallucinant de caméos, The Studio est une expérience de cinéma au format sériel. Une autocritique mordante autant qu’une déclaration d’amour au milieu, chaque épisode s’intéressant à un aspect particulier du métier. Les ambitions, l’hypocrisie, les espoirs… tout y est disséqué, moqué, salué. Une œuvre artistique à part entière.

Une série à voir rien que pour l’épisode avec Ron Howard. La critique.

Alice in Borderland saison 3 (Netflix) – anatomie d’un énorme gâchis

On attendait beaucoup de ce retour d’Alice in Borderland après deux saisons phénoménales. Sauf que les créateurs ont imaginé cette saison 3 sans le soutien du manga original comme support narratif. Livrés à eux-mêmes, ils nous prouvent qu’ils n’avaient finalement pas compris grand-chose au succès de leur série, renforçant les défauts tout en excluant les qualités.

Des personnages beaucoup plus utilitaires et moins attachants, des épreuves omniprésentes, des caractérisations stéréotypées avec des acteurs en surjeu… Alice in Borderland saison 3 est le parfait exemple d’un retour raté jouant uniquement sur sa popularité et le fan-service pour exister. Une entreprise plus économique qu’artistique.

Une série à voir pour les nouvelles épreuves uniquement. La critique.

Ça : bienvenue à Derry (HBO Max) – le plus beau cauchemar de 2025

Après la mauvaise surprise Alien : Earth, on était assez sceptiques concernant la série Ça : bienvenue à Derry, nous demandant ce qu’elle pourrait bien avoir à raconter pendant huit épisodes. Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour avoir un aperçu de ce qu’elle avait dans le ventre. Dès le premier épisode, l’horreur viscérale s’invite à la fête alors que le scénario ose prendre une direction des plus surprenantes.

Des qualités qui n’auront de cesse de se confirmer au fil de cette première saison entre les mains du réalisateur et scénariste des derniers films, Andrés Muschietti. Et malgré quelques similitudes inévitables avec Stranger Things, Ça : bienvenue à Derry impose son propre ton, sa propre angoisse, bien aidée par des acteurs, jeunes comme adultes, extrêmement solides. Et lorsque Pennywise entre en scène, le talent de Bill Skarsgård occupe l’espace. Une adaptation incarnée, respectueuse, qui explore l’univers de Stephen King en, n’ayons pas peur des mots, l’améliorant.

Une série à voir pour ses accouchements. La critique.

Mercredi saison 2 (Netflix) – le produit marketing sans âme

Mercredi étant devenue l’une des séries les plus vues de Netflix, il était évident que la saison 2 se devait d’être à la hauteur des attentes. D’autant que beaucoup de promesses avaient été faites quant au ton plus sombre de ce retour, notamment par Jenna Ortega, devenue productrice.

Sauf que cette deuxième saison a simplement été une immense insulte faite à notre intelligence, surtout dans sa seconde partie. Netflix ayant bien compris le pouvoir marketing de la série, Mercredi est devenue une usine à scènes tiktokables, mettant largement son intrigue et ses personnages de côté. Ortega s’est transformée en parodie de la fille Addams et tout le monde semble être en pilotage automatique, jouant uniquement sur leur aura passée pour attirer la sympathie. Une série ? Non, un produit.

Une série à voir pour faire des vidéos TikTok. La critique.

Adolescence (Netflix) – l’énorme claque

Netflix a peut-être manqué quasiment chacun de ses rendez-vous attendus concernant ses grosses franchises, la plateforme de streaming imprévision encore sur ses productions à la marge. Adolescence, c’est l’histoire d’une famille qui bascule après l’arrestation du jeune fils, en quatre épisodes et tournée entièrement en plan-séquence.

Un tour de force visuel et, surtout, narratif avec des moments réellement éprouvants, servis par des comédiens époustouflants. Chaque épisode nous montre les failles d’un système, nous pousse à affronter le regard des autres, à réfléchir sur l’impact d’internet dans notre quotidien et celui de nos enfants. On est fascinés autant que terrifiés par la dissection de ce fait divers et par son impact sur les victimes collatérales. Une mini-série à couper le souffle, littéralement. La meilleure de 2025, tout simplement.

Une série à voir pour pratiquer l’apnée. La critique.

Alien : Earth (Disney+) – la pire dégringolade

On l’a rapidement évoqué précédemment, le Alien : Earth de Noah Hawley aura soufflé le chaud avant de refroidir d’épisode en épisode. Nous étions plutôt convaincus par les premières sorties d’Hawley dans le monde crée par Ridley Scott, osant s’approprier l’univers d’une manière assez inédite. Tout n’était pas parfait, mais on sentait que les idées installées avaient un immense potentiel.

Sauf que cette première saison n’aura été finalement qu’une longue mise en bouche. L’intrigue avance au ralenti, la multitude de personnages ne parvient pas à occuper l’écran équitablement et les actions stupides s’enchaînent dans le seul but de créer de la tension artificielle. Tension désamorcée aussitôt après. Pire, le Xénomorphe est maltraité de bout en bout, laissant penser qu’Hawley apprécie davantage la position de sale gosse irrespectueux que de fan de la franchise. Ce que l’on aurait pu pardonner si, au moins, cela avait été bien fait. Alien : Earth n’a été, finalement, qu’une longue descente aux enfers.

Une série à voir si on aime L’Âge de Glace. La critique.

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