Dossier

Notre sélection des films et séries à voir en avril 2018

Cinéma

Par Julien Paillet le

Le mois de mars a été dominé au cinéma par la présence de Steven Spielberg et son fabuleux Ready Player One. Un film somme qui a su rapidement effacer des mémoires les très décevants Un raccourci dans le temps, Tomb Raider et Pacific Rim 2. Du côté des séries, ce sont les nouveautés The Terror, supervisée par Ridley Scott, et le retour d’Olive et Tom qui ont retenu l’attention. Mais qu’en est-il en avril ?

Ce mois-ci encore, plusieurs sorties très attendues arriveront dans les salles de cinéma et directement chez vous. Du côté des nouveautés filmiques, il faudra compter sur le poids lourd Avengers : Infinity War. Mais aussi sur le thriller d’espionnage Red Sparrow avec Jennifer Lawrence et le très joli L’île aux chiens réalisé par Wes Anderson.

Quant aux séries télévisées, elles seront marquées, entre autres, par le retour du blockbuster d’HBO, la saison 2 de Westworld. Petit tour d’horizon un peu plus détaillé de ce qui vous attend en avril.

 

Red Sparrow (4 avril 2018)

Après s’être occupé de mettre en scène les trois derniers volets de la saga Hunger Games, Francis Lawrence retrouve Jennifer Lawrence avec ce Red Sparrow. Un film d’espionnage sexy qui évoque dans ses premières images le Black Swan de Darren Aronofsky et le Nikita de Luc Besson. Avec une touche de Basic Instinct pour la nature de manipulatrice sexuelle de son héroïne ? Il s’agit là en tout cas de références de tailles. On espère dès lors que l’oeuvre ne tombera pas dans une trame superficielle façon Atomic Blonde et son utilisation incessante et maladroite de chansons dites “cool”.

Pour Henri qui a déjà vu le film, il s’agit d'”un divertissement honnêtement réalisé, mais finalement assez oubliable.” Au pire, on peut donc s’attendre à un vrai plaisir coupable. Comme Constantine ? On vous laisse juger sur place du résultat. Ou pas.

Réalisé par Francis Lawrence – Avec Jennifer Lawrence, Joel Edgerton et Matthias Schoenarts. Durée : 2h21

Dans la brume (4 avril 2018)

Après le film de zombies La nuit a dévoré le monde, voici venir Dans la brume. Nouveau long métrage de genre made in France explorant les contrées du fantastique et de la science-fiction. L’histoire raconte celle de l’invasion d’une mystérieuse brume qui submerge Paris. Après avoir compris que les secours ne viendront pas à leur secours, une petite famille va tenter de survivre à la catastrophe. Un pitch qui peut facilement évoquer The Mist, le prodigieux huis clos apocalyptique de Frank Darabont. Mais si manque d’originalité il y a, le film, réalisé par Daniel Roby, devrait pouvoir compenser par sa technicité et sa narration qu’on espère solide.

Là encore, si vous voulez vous faire un premier avis, vous pouvez consulter dès à présent notre critique. Henri a été séduit par le film en dépit de quelques réserves comme il l’écrit lui-même : “On peut certes déplorer quelques incohérences un peu trop réfléchies pour servir le scénario, ou un final rapidement expédié, mais l’expérience est assez novatrice pour se laisser séduire.” Pour un film de genre français, cela s’annonce donc pour le moins prometteur. À condition d’être suffisamment indulgent ?

Réalisé par Daniel Roby – Avec Romain Duris, Olga Kurylenko et Fantine Harduin. Durée : 1h29

L’île aux chiens (11 avril)

 

Nouveau film de Wes Anderson, L’île aux chiens racontera l’histoire, très originale du jeune Atari. Ce jeune adolescent de douze ans se retrouvera entraîné dans une conspiration canine menaçant la ville de Megasaki (en référence à l’attaque nucléaire traumatique de Nagasaki). Il s’agit de la seconde incursion pour le cinéaste dans le domaine de la stop-motion après Fantastic Mr Fox. À noter que pour créer les méchants chiens robots du film, l’équipe a eu recours à des imprimantes 3D.

On est impatient de découvrir ce nouveau métrage à l’esthétique japonaise très accrocheuse. Les premiers échos, dithyrambiques comme c’est souvent le cas avec Anderson, laissent augurer du meilleur.

Réalisé par Wes Anderson – Avec Vincent Lindon, Isabelle Huppert et Romain Duris. Durée : 1h41

The Strangers : Prey at night (18 avril)

Suite du film de Bryan Bertino (Mockingbird, The Monster) sorti directement en DVD en France il y a maintenant dix ans. Cette fois, c’est Johannes Roberts, le metteur en scène de The Door et 47 Meters Down, qui réalise le film. Comme dans l’opus précédent, de jeunes gens se retrouveront confrontés à des psychopathes masqués particulièrement sadiques.

Entre le home invasion hardcore et le fantastique subtil, The Strangers premier du nom était une agréable surprise. Avec son ambiance nocturne pesante et son épure scénaristique, le métrage savait aller à l’essentiel et créer des séquences de tensions terrifiantes. On reste quelque peu dubitatif à la vision de la bande-annonce de cette sequel qui n’a pas l’air d’inventer quoique ce soit de nouveau. Étant donné la disette des sorties horrifiques depuis maintenant plusieurs années, on tentera quand même notre chance. Histoire de ne pas avoir de regret ?

Réalisé par Johannes Roberts – Avec Bailee Madison, Christina Hendricks et Martin Henderson. Durée : 1h25

My Wonder Women (18 avril)

My Wonder Women, c’est l’histoire de la création du personnage de Wonder Woman. Bien loin du film réalisé par Patty Jenkins, le film se veut beaucoup plus psychanalytique et engagé. Il est y notamment question de William Marston, un professeur de psychologie à Harvard dans les années 30 qui mène avec sa femme Elizabeth des recherches sur le détecteur de mensonges. Très vite, l’une de leurs jeunes étudiantes va devenir leur assistante et les faire progresser dans l’analyse de l’invention. Mais cette dernière va également être au centre d’un amour à trois aussi passionnel que destructeur. Une aventure qui mènera Marston a créer le comics de la célèbre Amazone. Celle-ci découlant des recherches du professeur sur la place de la femme dans la société de l’époque et sur les comportements normatifs de l’humain.

Bref, vous l’aurez compris, l’intérêt se situe ici “ailleurs”. On vous en reparle très prochainement.

Réalisé par Angela Robinson – Avec Luke Evans, Rebecca Hall et Bella Heathcote. Durée : 1h49

Avengers : Infinity War (25 avril)

Cela fait 10 ans que les fans l’attendent. Et il arrive enfin. Thanos, présent dans la séquence post-générique du premier Avengers, s’apprête enfin à défier, en personne, les super-héros du MCU (marvel cinematic universes). Et ces derniers seront tous là, ou presque. Captain America, Iron Man, les gardiens de la galaxie, Spiderman, Doctor Strange et cie affronteront le grand méchant dans ce troisième volet réalisé par les frères Russo. Exit Joss Whedon donc (Avengers 1 et 2), ce sont les metteurs en scène de Civil War qui reprennent le flambeau. Une tâche difficile compte tenu des attentes démesurées qui planent au-dessus du projet.

On espère en tout cas un spectacle à la hauteur des ambitions du récit d’origine avec de véritables morceaux de bravoure inédits dans le genre. Et un aspect épique qui parait absolument indispensable à la réussite du film. À défaut de découvrir le chef d’oeuvre que l’on serait normalement en droit de recevoir avec un tel sujet, on peut par déduction, compte tenu des précédents travaux de la firme, imaginer qu’il s’agira là d’un objet de consommation aussi efficace que rapidement “jetable”. A la manière d’un excellent menu big mac au McDonald’s du quartier ?

Réalisé par les frères Russo – Avec Chris Evans, Robert Downey Jr., Josh Brolin et Chris Hemsworth. Durée : 2h36

Le film que l’on ne vous conseille pas ce mois-ci : Gaston Lagaffe (4 avril 2018)

Adapté de la célèbre bande dessinée de Franquin, Gaston Lagaffe fait son entrée au cinéma. L’histoire narrera celle du personnage qui arrive en stage au Peticoin. Il va alors bouleverser le quotidien de ses collègues et profondément irriter son patron, Prunelle, en inventant divers objets délirants (une sorte de jet pack, un hamac fait avec le papier lave-main des toilettes…). L’enjeu “dramatique” du film se situe quant à lui dans l’opposition entre Gaston et Monsieur de Mesmaeker, un redoutable personnage qui veut racheter Peticoin.

Il s’agit là du premier gros blockbuster français d’avril, avant l’arrivée quelques jours plus tard du Taxi 5 de Franck Gastambide. À l’heure où sont écrites ces lignes, la fille de Franquin en personne a qualifié le film de “désastre“. On vous laisse en tirer vos propres conclusions.

Réalisé par Pierre-François Martin-Laval – Avec Théo Fernandez, Pierre-François Martin-Laval et Arnaud Ducret. Durée : 1h24